La fintech Invstore propose une application de mise en relation entre épargnants et professionnels du patrimoine. Pour le moment restreinte à une poignée de professionnels, elle sera bientôt ouverte à tous.
Matcher avec le CGP de ses rêves, ce sera bientôt possible. Invstore prépare l’ouverture de son application, jusqu’ici réservée à quelques « happy few », au plus grand nombre.
D’un côté, les épargnants, de l’autre, les banques, CGP et fintechs. Entre les deux, la fintech spécialiste de l’expérience d’achat des produits d’investissement veut créer l’étincelle.
« Le marché de l’épargne fait face à un double mouvement : des particuliers qui souhaitent investir mais n’ont pas le temps de s’intéresser au sujet ni de gérer les démarches administratives, et des professionnels qui doivent repenser leur approche face à la digitalisation du secteur et l’émergence de l’IA », précise Raphael Metrop, fondateur d’Invstore, qui ambitionne de faire de sa plateforme le « Doctolib de l’épargne ».
En s’appuyant sur l’IA et l’open banking, l’application aide les utilisateurs à structurer leur situation patrimoniale et à formuler leur besoin d’investissement. Les professionnels présents sur la plateforme peuvent ensuite consulter les profils (anonymisés) des prospects et les contacter via l’application.
A l’épargnant ensuite de comparer les propositions reçues pour « matcher » avec le ou les experts qui lui correspondent le plus. L’anonymisation est alors levée et les parties mises en relation.
Depuis son lancement en beta test début 2025, l’application a été téléchargée 1 500 fois et 35 M€ d’encours ont été connectés en open banking. Disponible sur le Playstore et l’Appstore, elle passe aujourd’hui en phase de test en conditions réelles, menée avec une poignée d’intermédiaires : Yomoni, Prosper Conseil, Green-Got et Baltis. L’étape suivante est prévue début mars, avec l’ouverture de la plateforme à l’ensemble des acteurs.
Invstore met en avant un modèle économique « gratuit » pour les particuliers, mais puisque celui-ci repose sur l’abonnement des professionnels ainsi qu’une commission sur les mises en relation obtenues, il faudra voir dans quelle mesure ces derniers répercutent le prix du service sur les utilisateurs.
