22052024

Retour

Tendance

Le marché de la propriété dégressive pourrait tripler en 10 ans


morceau pièce fractionnéSelon une étude de l’Epparg et d’EY publiée le 25 mars, l’equity release devrait atteindre 50 Md$ par an d’ici 2033. Le prêt viager hypothécaire est le type de libération d’actifs le plus utilisé.

 

 

 

  

L’equity release, ou propriété dégressive, permet de fractionner un bien immobilier en plusieurs quote-parts indivises. Pour un propriétaire, c’est un moyen de libérer du capital tout en conservant une partie de la propriété du bien.

Un rapport de l’European pensions and property asset release group (Epparg) et d’EY publiée le 25 mars prédit que ce marché encore confidentiel - 17 md€ de capitaux propres sont actuellement libérés chaque année - pourrait tripler de taille d’ici 2033. L’étude, qui a analysé les données de 13 pays (situés en Europe et en Amérique du Nord) où l’equity-release est établi ou en développement, justifie ce potentiel de développement éclair par le renchérissement du coût de la vie et l’inflation.

Toujours d’après l’étude, le type de libération d’actifs le plus courant est le prêt viager hypothécaire, suivi par les programmes de réversion de logement (viager en France). Les prêts hypothécaires de libération d’actifs sont le plus souvent financés par les banques, suivis par les compagnies d’assurance, puis par la titrisation et enfin par la dette.

La plupart du temps, les produits de libération d’actifs sont proposés à des clients qui ont 55 ou plus, à des taux fixes ou variables. Ceux-ci choisissent en majorité d’être rémunérés forfaitairement, le facteur le plus impactant pour la tarification étant le taux d’intérêt, suivi par les coûts de financement et la disponibilité.
Les professionnels interrogés par EY citent le manque de sensibilisation des clients comme le principal obstacle à la croissance du marché de la propriété dégressive, avec une spécificité sur les marchés européens liée au manque de financements.

« Cette enquête témoigne de la demande croissante en France pour une amélioration financière des retraites, estime Alexis Rouëssé, cofondateur d'Arrago et membre de l’Epparg. Au-delà du marché existant du viager entre particuliers, la demande croissante de solutions plus personnalisées et professionnelles, comme en témoigne l'émergence de plusieurs opérateurs, nous inspire confiance pour les années à venir. »