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25022018

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Immobilier : que réserve le marché en 2018 ?

Après une année record en 2017 avec 970 000 ventes et une production de crédit immobilier de 178 Md€, comment se comportera le marché en 2018 ? Eléments de réponse avec les prévisions du Crédit Foncier.  

L’estimation du marché immobilier à laquelle se livre le Crédit Foncier tous les ans en début d’année est toujours scrutée avec beaucoup d'attention. Pour l’année 2018, le spécialiste du crédit immobilier table sur une année de consolidation. Selon Benoit Catel, nouveau directeur général du Crédit Foncier, le marché restera « soutenu mais en deçà des niveaux enregistrés en 2017 ».

Ainsi, le marché devrait enregistrer en 2018 un léger recul de l’activité : dans l’ancien, le nombre de ventes pourrait avoisiner les 900 000 (contre 970 000 l’an passé). « C’est un niveau qui restera 20% supérieur à la moyenne enregistrée sur les dix années précédentes »,  rappelle Benoit Catel. Le logement neuf devrait également connaitre un repli à 395 000 constructions (419 000 en 2017). « La maison individuelle en diffus devrait baisser le plus. La promotion restera bien orientée car le gros du marché reste dans les zones A et B1 », moins touchées par la baisse des dispositifs d’aide à l’accession selon Benoît Catel. Au total, dans le neuf et l’ancien, le Crédit Foncier a chiffré la baisse du PTZ et la suppression de l’APL accession à 35 000 ventes en moins pour les primo-accédants.

Deux autres facteurs moins impactants devraient concourir, dans une moindre mesure, à cette baisse d'activité : d’une part, la hausse des prix dans l’ancien devrait se poursuivre, mais à un rythme moindre (+2,5% en moyenne nationale). D’autre part, le taux de crédit devrait légèrement remonter à 1,65% en moyenne à fin 2018 (contre 1,53% fin 2017), suivant une légèrement hausse de l’OAT.

Vers un crédit plus cher ?

Interrogé sur l’impact de la possibilité dorénavant accordée aux emprunteurs de résilier tous les ans leur assurance emprunteur qui devrait priver les banquiers de marges confortables, Benoît Catel a estimé que « à terme, le crédit risque de devenir plus cher ». Il a chiffré cette hausse à « 10 à 20 centimes de plus » sur le taux de crédit, hausse que pourraient appliquer les banquiers pour compenser leur manque à gagner sur l’assurance emprunteur de groupe.

Au total, la production de crédit - qui a battu tous les records en 2017 avec 178 Md€ de crédits immobiliers (hors rachats) - pourrait reculer à 167 Md€ (-6% sur un an) restant cependant à un niveau encore très haut.

CMG