Après une collecte de 4,9 Md€ en novembre 2025, les investisseurs ont, le mois suivant, retiré plus de 20 Md€ du segment OPCVM de trésorerie ! C’est le principal enseignement des dernières statistiques mensuelles en date de SIX sur les Sicav et fonds français.
Les mois se suivent et ne se ressemblent pas ! En novembre 2025, les OPCVM de trésorerie avaient collecté 4,9 Md€, soit 83 % des flux nets de souscriptions du mois dans l’ensemble des familles de Sicav et fonds de droit français commercialisés auprès d’un large public. En décembre, changement de décor ! Dans la famille trésorerie, les sorties l’ont, selon les statistiques mensuelles de SIX, emporté sur les entrées à hauteur de 20,1 Md€ ! En revanche, les autres grandes familles enregistrent des souscriptions nettes positives.
L’Europe remonte la pente
Les catégories obligataires ont drainé 936,5 M€ (dont 777,2 M€ pour le compartiment euro). En dépit de rachats à concurrence de 125 M€ du côté des actions Asie-Pacifique, les catégories actions ont attiré 273,4 M€ (dont 234,2 M€ pour les valeurs américaines et 121,6 M€ pour les valeurs européennes). Pour ce qui est de la diversification, les souscriptions nettes se sont élevées à 29,8 M€, malgré 96,7 M€ de flux négatifs dans la catégorie Europe. Les OPCVM de performance absolue (arbitrage, stratégies directionnelles, multi-stratégies…) ont capté 650,4 M€ en un mois. Les OPCVM à formule ont collecté 125 M€. La catégorie matières premières a glané 151,4 M€.
En termes d’encours, l’ensemble des Sicav et fonds de droit français non réservés à une typologie d’investisseurs, soit au total près de 7.000 unités, a progressé en un an de 3,9 %, à 992,4 Md€. En ce qui concerne les performances, toutes les catégories ont terminé l’année 2025 dans le vert, sauf une, celle de la trésorerie internationale (dont le nombre n’est toutefois que de neuf produits), avec un recul de 8,2 %, dû à la hausse de l’euro. La palme revient aux actions Moyen-Orient et Afrique du Nord (+ 19,2 %), devant les actions européennes (+ 15,1 %). Les instruments de trésorerie ont procuré un rendement de 2 % et les obligations euro de 2,7 %, ce qui les situe derrière les obligations à haut rendement (+ 4,5 %) et les obligations des pays émergents (+ 6,7 %). La performance de la diversification, elle, s’est limitée à 5,8 %...
ML
