24022024

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Gestion d’actifs

"Bienvenu dans l'ère des alternatives raisonnables !", par Frédéric Zablocki


privateequityDans une « tribune libre », le président-directeur général d’Entrepreneur Invest, Frédéric Zablocki, explique en quoi le private equity est une classe d’actifs attrayante.

« Pour les épargnants et les investisseurs, fait remarquer dans une synthèse de ses réflexions du moment Frédéric Zablocki, président-directeur général d’Entrepreneur Invest, l’ère qui s’annonce, après celle du Tina (There Is No Alternative), qui avait presque exclusivement privilégié les placements en actions cotées, pourrait s’ouvrir, s’agissant du private equity, au cri de Tara (There Are Reasonable Alternatives) ! » Un acronyme qui fait écho à Tora ! Tora ! Tora ! (clameur éponyme du film réalisé en 1970 par Richard Fleischer)…

Avec la remontée rapide des taux d’intérêt, dont nul ne peut dire quand elle prendra fin (l’inflation devrait en tout cas rester supérieure à l’objectif des 2 % visé par les banques centrales), les seuls placements en actions cotées ne constituent plus le « graal » des épargnants. Il est temps, estime le professionnel, d’envisager des alternatives, sans pour autant basculer dans la prise d’un risque fort (crypto-monnaie, haut rendement…). « Un peu trop d’adrénaline, souligne-t-il, pour qui souhaite épargner sur le long terme avec une perspective de rendement raisonnable. »

Créer de la valeur et de l’emploi

A la question de savoir vers quoi porter ses regards, Frédéric Zablocki a la réponse : la diversification ! En 2023, le conseil sort de la théorie pour entrer dans la pratique. Face aux incertitudes sur les taux, à l’inflation et à la croissance, il ne peut pas y avoir une seule voie à suivre. « Aujourd’hui, poursuit-il, aucune classe d’actifs ne s’impose exclusivement, alors que la suprématie des actions cotées s’estompe sur fond de dégonflement de la bulle des valeurs technologiques américaines et de licenciements massifs dans la Silicon Valley. »

Si les obligations ont retrouvé des primes de risque « attractives », même sur le segment des emprunts d’Etat, cela ne compensera pas toujours l’inflation. Quant à lui, l’immobilier connaît « des hauts et des bas, avec parfois des trous d’air sur certains marchés ». Les infrastructures, elles, vont être soumises aux aléas sur la croissance future. Bref, les marchés financiers ne peuvent plus représenter « l’alpha et l’oméga des placements » ! Le non-coté, qui a le vent en poupe depuis plusieurs années, va prendre toute sa place dans les mois et les années à venir, car c’est « l’alternative raisonnable », et ce d’autant plus qu’il s’appuie sur « l’économie réelle ».

Une condition toutefois : accepter de mobiliser des capitaux durant quelques années. « Le non-coté, commente encore Frédéric Zablocki, permet de miser sur des entreprises et des projets qui ne se financent pas en Bourse ou via l’obligataire et qui, au-delà des banques, ont besoin de moyens pour continuer à se développer. Il soutient celles et ceux qui créent de la valeur et de l’emploi. » Ça tombe bien, c’est la spécialité d’Entrepreneur Invest !

ML