Renouvellement Orias : les courtiers en crédit se font plus rares

A la mi-octobre, l’Orias constate une reprise des inscriptions pour la majorité des catégories concernées par la loi courtage, mais seule une partie des pertes causées par la réforme seront compensées.

« En termes d’inscriptions des intermédiaires, l’heure n’est pas à l’euphorie », regrette Jérôme Speroni, secrétaire générale de l’Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias), lors du Salon du Crédit le 24 octobre. Le tableau est pourtant loin d’être aussi noir que celui du renouvellement des immatriculations pour l’année 2023, où les contingents des quatre catégories concernées par la réforme du courtage - courtiers en opérations de banque et services de paiement et en assurance (IOBSP, IAS), et leurs mandataires respectifs - avaient été sérieusement affectés.

Le taux d’immatriculation renouvelée n’était alors que de 89 % contre 95 % l’année précédente. « On attend un retour aux 95 % cette année, la réforme étant en principe assimilée, mais seule une partie des pertes sera compensée », prévient Jérôme Speroni.

A la mi-octobre, l’Orias dénombrait 115 320 inscriptions contre 118 760 à cette même date en 2022. Un chiffre cohérent compte tenu de la baisse enregistrée lors du renouvellement pour 2023.

La baisse des inscriptions ne peut pas se traduire pas une diminution équivalente du nombre de professionnels puisqu’un intermédiaire peut être inscrit plusieurs fois, mais elle interroge sur le devenir de certaines activités. Car si les inscriptions ont repris bon train côté assurance, ce n’est pas le cas côté crédit.

« Le courtage en crédit reste plat depuis le décrochage de l’année dernière : les gros courtiers de place continuent à développer leurs réseaux de mandataires alors que les nouvelles initiatives se raréfient dans le contexte difficile actuel, apprend le représentant de l’Orias. Les mandataires vont contribuer à rehausser les effectifs, mais ne compenseront pas le décrochage du renouvellement 2023. »

Cette tendance baissière s’exprime dans toutes les régions mais concerne surtout ceux qui exerçaient l’intermédiation en crédit à titre accessoire. « Lorsque les exercices du crédit et de son assurance sont accessoires à l’activité économique principale, le moindre évènement, comme le contexte économique ou réglementaire, peut gripper la machine et conduire à l’arrêt d’activité », analyse Jérôme Speroni.

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