18062019

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Banque

Observatoire Nortia : en 2018, les CGPI ont joué la prudence dès l'été

En 2018, les CGPI ont joué la prudence dès l'été avec une bascule vers les fonds euros, selon la 1ère édition de l'Observatoire du conseil financier indépendant créé par Nortia.

Des milliers d'informations sur les opérations de versements, d'arbitrages, de rachats réalisées par quelque 1 000 CGP actifs sur des contrats de 60 000 clients souscrits auprès de neuf compagnies françaises et trois luxembourgeoises, ou sur des comptes-titres tenus par deux dépositaires, sur des fonds gérés par une centaine de sociétés de gestion... Nortia, la plateforme indépendante qui fête son 25e anniversaire, dispose d'une vision plutôt large de l'épargne patrimoniale.

« Après l'intégration de Sélection 1818 et de l'Aprep, Nortia a désormais atteint une taille très significative avec 12,5 Md€ d'encours gérés », explique Vincent Dubois, président de DLPK, le nouveau groupe qui chapeaute désormais Nortia et Haas Gestion.

Des indicateurs sur les allocations des CGPI

La plateforme a eu la bonne idée réunir ces informations et d'en sortir, à l'occasion de sa 9e Université, un Observatoire du conseil financier indépendant. Cette étude sera réalisée tous les trois mois à partir des données agrégées des opérations réalisés par ses partenaires CGPI. « A partir tous ces flux d'informations, nous pouvons dégager des indicateurs avancés sur ce que les CGPI préconisent à leurs clients en termes d'allocations », indique Philippe Parguey, directeur général de Nortia.

Premier constat : chez les CGPI partenaires de Nortia, la structure de la collecte en assurance vie n'a rien de comparable avec le marché de masse. La part consacrée aux unités de compte y est nettement supérieure au 28% en moyenne selon la FFA en 2018. « Une spécificité des CGP, plus pointus sur les marchés financiers, ont accès à un plus grand nombre de contrats et de solutions de diversification », commente Nortia. 

2018, une année binaire

Par ailleurs, « 2018 a été une année binaire », poursuit Philippe Parguey avec un premier semestre en mode « risk on » et une fin d'année beaucoup plus prudente. En effet, dès l'été, avant même la chute brutale des Bourses en octobre, mais aussi voyant les fonds patrimoniaux et flexibles s'effrondrer, les CGP ont accru fortement leurs allocations en fonds euros, passant de 38 % au premier semestre à plus de 51 % au second semestre.

« Le fonds euros est principalement utilisé par les CGPI comme un support d'attente, mais ce n'est pas une conviction », souligne Philippe Parguey. Entre les deux semestres, les gestions sous mandat et profilées, mais aussi des fonds flexibles ont ainsi perdu respectivement 5 et 7 points.

Autre constat, peut-être dû à l'effet IFI : la part de l'immobilier (fonds, SCPI, OPCI) qui représentait entre 10 et 15 % des allocations a chuté à 8 %. Les fonds actions sont aussi à 8 %. Quant aux produits structurés, ils représentent 15 % des allocations, un niveau stable, mais largement supérieur au marché et qui pourrait remonter en 2018 : « Plus le marché est volatil, plus c'est favorable aux structurés », a conclu le DG de Nortia.
Carole Molé-Genlis