29062022

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Capital investissement

Le capital-investissement fait carton plein auprès des family office

En 2015, le montant investis en France dans des entreprises non cotées a franchi la barre des 10Md€. Les personnes physiques et les family offices sont parmi les premiers souscripteurs.

Le capital-investissement atteint des niveaux record en France, selon une étude de l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) et le cabinet Grant Thornton. Ainsi, en 2015, les acteurs du capital-investissement français ont investi 10,7 Md€ (+ 23% par rapport à 2014) dans 1645 entreprises, en majorité des PME françaises.

De taille plus modeste par rapport au capital-développement (3,9 Md€ +48% / 2014) et au capital-transmission (6,1 Md€ +12% / 2014), le capital-innovation (entreprise en phase de création ou démarrant son activité ) accapare une bonne partie de cette croissance de 2015 avec 499 entreprises accompagnées et 758 M€ investis – deux records historiques. Pour autant, les montants investis par entreprise (6,5 M€ en moyenne) sont très disparates : ils vont de 1,5 M€ pour le capital-innovation à 23,4 M€ pour le capital-transmission. Plus de la moitié des entreprises ont reçu moins de 1 M€.

Les family office dans le trio de tête

En 2015, les 77 sociétés de capital investissement établies en France ont levé 9,7 Md€ de capitaux (- 4%/2014). Si le secteur public et les fonds de fonds représentent respectivement 23% et 21% des fonds levés, les personnes physiques et family offices pèsent 18% de cette collecte avec près de 1,8 Md€ (+ 13%). Ils devancent même les investisseurs institutionnels comme les assureurs et les mutuelles (16%), les banques (7%) et les caisses de retraite (6%). Si l’on ne prend en compte que les capitaux d'origine français, les family offices et personnes physiques arrivent même à la deuxième place (23%, soit 1,6 Md€).

Pour Michel Chabanel, président de l’Afic, « 2015 est un bon cru » pour le capital-investissement en France, mais « nous sommes encore loin des 20 Md€ investis chaque année par les Britanniques dans les entreprises non cotées », relève-t-il.