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Immobilier locatif : quand les jeunes aspirent aussi à investir

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La proportion de 18-34 ans aspirant à investir dans de l’immobilier locatif est de plus en plus grande, selon un sondage Artémis Courtage OpinionWay sur les Français et la propriété immobilière.

Si devenir propriétaire est une étape importante, voire essentielle pour 92 % des Français, les jeunes sont de plus en plus portés sur l’investissement locatif. C’est l’un des enseignements tirés de la 2e édition de l’étude sur les Français et la propriété immobilière réalisée par OpinionWay pour le compte du réseau de courtage en crédits Artémis Courtage.

L’investissement locatif est perçu comme une des réponses aux problématiques liées à la retraite... au point que 19 % des quelque 1 002 personnes interrogées en ligne les 22 et 23 janvier dernier répondent même que leur priorité en matière d'achat immobilier est d’abord de réaliser un investissement locatif puis d’acheter sa résidence principale. En résumé, la propriété oui, mais pas forcément pour sa résidence principale.

Recours accru aux courtiers en crédit 

« Les plus jeunes sont davantage qu’avant focalisés dans cette optique d’investissement locatif », explique Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis Courtage. Mais l’aspiration à l’investissement locatif est aussi de plus en plus répandue dans l’ensemble de la population : 9% des personnes interrogées ont l’intention d’acheter un bien locatif dans les deux ans et 12 % dans plus de deux ans et d'ailleurs 9% le font déjà.

Derrière les envies, la réalité : 55% des sondés pensent qu’il est facile d’obtenir un crédit et ils se tournent de plus en plus vers les courtiers en crédit : 58 % sont prêts à faire appel à un courtier en crédit et en assurance de prêt. « Les consommateurs ne sont plus captifs des banques, ni d’ailleurs d’aucune marque », relève Frédéric Micheau, directeur des études d'opinion chez OpinionWay.

Un soudain revirement des banques

« Comparer les crédits est devenu un réflexe, il n’y aura plus de retour en arrière dans l’esprit des consommateurs », rajoute Ludovic Huzieux qui s’étonne cependant du soudain revirement des banques depuis quelques semaines : elles se mettent à refuser des dossiers qui passaient sans difficulté quelques jours avant, appliquant de façon drastique le taux de 33% maximum d’endettement, certes recommandé par le HCSF, mais même pour des dossiers d’investissement locatif ou de résidence principale ou encore avec un reste à vivre très important.

Une situation qui devrait se traduire concrètement par une baisse du nombre de dossiers de crédits mis en force en ce début d’année 2020.

Carole Molé-Genlis