Il ressort principalement de l’enquête mondiale de Natixis Investment Managers sur l’industrie de la gestion de patrimoine et de la gestion privée que les conseillers tablent sur l’IA et les actifs privés pour soutenir leur croissance.
Pour soutenir leur croissance, les conseillers fondent des espoirs sur l’intelligence artificielle et sur les actifs privés, ainsi que sur l’investissement responsable. C’est la principale conclusion de la dernière enquête mondiale en date réalisée par CoreData Research pour le compte de Natixis Investment Managers.
Cette enquête, qui s’appuie sur les réponses de 520 professionnels de l’investissement dans 20 pays (25.200 Md$ d’encours cumulés), couvre gestion de patrimoine et gestion privée, incluant CGP, plateformes de distribution, banques privées, family offices…
79 % des conseillers estiment que l’IA représente un levier pour stimuler leur rentabilité sur la prochaine décennie. 58 % d’entre eux (69 % dans l’Hexagone) ont déjà intégré des outils d’IA dans leurs processus, afin de détecter des opportunités et d’affiner leurs décisions d’investissement.
A l’échelle mondiale, 62 % des spécialistes consultés considèrent l’IA comme un outil « essentiel » pour évaluer les risques de marché et 58 % déclarent que les entreprises qui négligent l’IA s’exposent à une perte de compétitivité, pourcentage qui s’élève en France à 67 %.
Au-delà des stratégies d’investissement, l’IA transforme également l’offre de services : 77 % des conseillers prévoient d’élargir leurs gammes grâce à elle. Cela dit, 52 % s’inquiètent de la montée en puissance des plateformes de robot-conseillers.
Une tendance, des défis
Bien que la demande pour les investissements non cotés progresse fortement, 26 % des conseillers pensent que leur accès « limité » constitue un frein à leur développement, de même que l’insuffisance de compréhension concernant la liquidité.
En France, 48 % des responsables interrogés jugent que la réponse à la demande en non-coté sera « cruciale » pour leur avenir. Actuellement, 88 % des portefeuilles sont constitués d’actifs cotés et 12 % d’actifs privés. Une évolution est attendue avec l’essor des investissements alternatifs.
En France, 72 % des experts estiment que les nouvelles possibilités d’investissement facilitent l’accès aux actifs privés pour les particuliers, contre 66 % au niveau mondial. 81 % des conseillers français voient dans l’épargne retraite un levier « idéal » pour intégrer ces actifs, l’absence de liquidité n’étant alors plus un problème.
Autre point à souligner : 81 % des conseillers français (contre 45 % au niveau mondial) projettent d’enrichir leur offre en investissements durables.
L’investissement responsable gagne en importance, notamment en France, où 81 % des conseillers (contre 45 % à l’échelle mondiale) prévoient d’étoffer leur offre. 57 % d’entre eux ont déjà mis en place des stratégies d’intégration ESG et 36 % privilégient des stratégies à impact, et ce pour générer un effet mesurable sur des enjeux sociaux et environnementaux.
« Au cours des cinq dernières années, est-il précisé dans un communiqué de presse, l’industrie de la gestion de patrimoine et de la gestion privée a connu une expansion substantielle, avec une augmentation de 20 % des actifs sous gestion à l’échelle mondiale. L’enquête révèle que cette tendance devrait s’accentuer, avec une croissance estimée des encours sous gestion à 13,7 % en 2025 (11,2 % en Europe et 8 ,4 % en France). Cependant, les conseillers doivent faire face à de nombreux défis : tensions géopolitiques, inflation persistante, instabilité économique, risque d’éclatement d’une bulle technologique… »
ML